En débat avec Bompard, Pigasse affiche ses "convergences" avec LFI

Samedi 22 Aout 2026

Matthieu Pigasse (g.) et Manuel Bpmpard

"Je ne sais pas quelle est la fréquence de Nova ici", a ironisé samedi Matthieu Pigasse lors d'un débat avec Manuel Bompard pendant les universités d'été de LFI. Ce qui n'a pas empêché le banquier d'affaires d'être sur la même onde que les Insoumis.

 

Le patron de presse, propriétaire de Radio Nova et homme de gauche revendiqué, a affiché ses nombreuses "convergences" avec La France insoumise, s'attirant les applaudissements nourris du millier de militants qui assistaient au débat à Châteauneuf-sur-Isère dans la Drôme.

 

"Ce que vous dites à LFI c'est possible, économiquement", a ainsi lancé Matthieu Pigasse, alors que le débat autour de la dette a été relancé pendant l'été par la proposition de Jean-Luc Mélenchon de "foutre au feu" une partie de la dette publique - une "formule" selon son bras droit Manuel Bompard.

 

"Le mur de la dette n'existe pas. C'est un argument idéologique imposé pour nous dire qu'on ne peut rien faire (...) La France emprunte chaque semaine sans aucun problème", a développé celui qui a déjà restructuré les dettes grecque, ukrainienne ou argentine.

 

"Il n'y a aucun risque de faillite en France", a-t-il appuyé pour critiquer les politiques austéritaires proposées par la droite.

 

"Il y a pas mal de convergences" entre lui et LFI, a-t-il insisté lors de son échange avec Manuel Bompard.

 

"Tu dis un certain nombre de convergences mais c'est plus un nombre certain", a-t-il encore ajouté dans un sourire au coordinateur national du mouvement de gauche radicale. "On va gagner en 2027", a-t-il également lancé.


Le banquier Matthieu Pigasse
 

Comme lors de son débat chez les Ecologistes la veille, le banquier d'affaires millionnaire a martelé son impression que la France était actuellement dans une période "prérévolutionnaire", une analyse répétée depuis longtemps par Jean-Luc Mélenchon et les Insoumis.

 

Possible candidat à la présidentielle, Matthieu Pigasse, qui dit être "prêt" si la gauche a besoin de lui, continue son tour des universités d'été la semaine prochaine avec un passage à celle du Parti socialiste.

 

"C'est un banquier d'affaires, donc quand il défend certaines positions identiques aux nôtres, ça passe mieux, ça semble plus crédible. Par exemple, quand il dit qu'il faut augmenter le Smic, il aide à faire accepter cette proposition", avait indiqué avant le débat Manuel Bompard à la presse. [AFP]

Nombre de lectures : 77 fois