C’est un bout de forêt en pleine renaissance. Un milieu naturel où, sous la canopée qui se reforme doucement, la végétation jaillit et de grands arbres étendent leurs racines. Dans la forêt classée de la Téné, dans le centre-sud de la Côte d’Ivoire, une parcelle de 2 000 mètres carrés détruite par la culture du café dans les années 1990 a rebâti en quelques décennies une grande partie de son écosystème.
Avec d’autres chercheurs de l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INPHB) de Yamoussoukro regroupés au sein du projet DynRecSe (Dynamique de reconstitution des services écosystémiques), le doctorant en écologie Amani Bienvenu a suivi de près cette régénérescence. « Ce caféier, dit-il en pointant du doigt un arbuste mal en point, a été abandonné par un planteur il y a un peu plus de vingt ans faute de rendement intéressant. Il est en train de mourir parce qu’aujourd’hui la forêt reprend ses droits. »
Sans intervention humaine, d’anciennes forêts primaires peuvent récupérer jusqu’à 80 % de leur fertilité, de leur structure et de leur diversité d’arbres, vingt ans seulement après l’abandon des pratiques agricoles. On les appelle alors des forêts secondaires. Cette reconstitution naturelle, bien plus rapide qu’en zone tempérée, a surpris les scientifiques. (Le Monde)
Avec d’autres chercheurs de l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INPHB) de Yamoussoukro regroupés au sein du projet DynRecSe (Dynamique de reconstitution des services écosystémiques), le doctorant en écologie Amani Bienvenu a suivi de près cette régénérescence. « Ce caféier, dit-il en pointant du doigt un arbuste mal en point, a été abandonné par un planteur il y a un peu plus de vingt ans faute de rendement intéressant. Il est en train de mourir parce qu’aujourd’hui la forêt reprend ses droits. »
Sans intervention humaine, d’anciennes forêts primaires peuvent récupérer jusqu’à 80 % de leur fertilité, de leur structure et de leur diversité d’arbres, vingt ans seulement après l’abandon des pratiques agricoles. On les appelle alors des forêts secondaires. Cette reconstitution naturelle, bien plus rapide qu’en zone tempérée, a surpris les scientifiques. (Le Monde)