Vingt-deux personnes ont été tuées, a annoncé mercredi le ministre de l’intérieur, tandis que la police a procédé à plus d’un millier d’arrestations lors d’une deuxième journée de pillage et de protestation en Angola, mardi 29 juillet, en marge d’une grève des taxis contre une hausse des prix des carburants.
La décision du gouvernement d’augmenter les prix des carburants – fortement subventionnés – de 300 à 400 kwanzas (de 0,28 à 0,38 euro) par litre en juillet a provoqué un vif mécontentement dans le pays d’Afrique australe, deuxième producteur africain de pétrole après le Nigeria, mais où de nombreuses personnes vivent dans la pauvreté...
Human Rights Watch a dénoncé l’usage excessif de la force par la police lors de la manifestation du 12 juillet, notamment en tirant des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc.
Dans une déclaration conjointe lundi, des groupes de la société civile ont condamné l’arrestation le 19 juillet de l’un des organisateurs des manifestations, Osvaldo Sergio Correia Caholo, « victime de l’oppression en Angola, où les droits et libertés fondamentales sont constamment bafoués ». [Le Monde avec AFP]