L’épidémie de maladie à virus Ebola, qui continue de progresser en République démocratique du Congo (RDC), a fait 2 011 morts, pour 4 381 cas confirmés, selon un dernier bilan publié par les autorités congolaises mardi 11 août 2026. Le cap symbolique des 1 000 décès avait été dépassé le 22 juillet.
Ce bilan rapproche l’épidémie actuelle, qui se propage dans des régions de l’Est et du Nord-Est en proie à des conflits, de celle qui avait sévi entre 2018 et 2020, la plus meurtrière à ce jour en RDC, avec près de 2 300 morts. Le virus Ebola, qui se transmet par contact avec les fluides corporels et provoque une fièvre hémorragique, a tué plus de 15 000 personnes en Afrique au cours des cinquante dernières années.
Déclarée officiellement le 15 mai, avec plusieurs semaines de retard, la flambée actuelle est susceptible de « devenir la plus grande jamais enregistrée dans le monde », selon Sania Nishtar, directrice de L’Alliance du vaccin Gavi. Partie de la province de l’Ituri, l’épidémie s’est propagée à plusieurs provinces du Nord-Est et de l’Est, notamment celle du Nord-Kivu, des régions où la présence de l’Etat est fragile et les infrastructures de santé sont largement démunies. Elle est causée par le variant Bundibugyo, pour lequel il n’existe jusqu’à présent ni vaccin ni traitement.
Le taux de mortalité de la flambée actuelle est estimé à 45,9 % par les autorités sanitaires congolaises. L’insécurité entretenue par des groupes armés et la défiance de la population compliquent la riposte dans les provinces affectées par l’épidémie. [Le Monde avec AFP]