Détroit d’Ormuz : le Parlement iranien approuve l'interdiction de transit pour les pays imposant des sanctions

Lundi 7 Septembre 2026

Des navires dans le Détroit d'Ormuz (photo d'archives DR)

La Commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement iranien a approuvé dimanche un projet visant à interdire le transit par le détroit d’Ormuz aux pays et entités ayant adopté des mesures de sanctions ou des actions hostiles contre la République islamique d’Iran.

 

L’annonce, faite par Hassan Ghashghavi, porte-parole de la commission, porte sur l’article 9 du « Plan d’action stratégique pour assurer la sécurité et le développement du détroit d’Ormuz ».

 

Selon cette disposition législative, a-t-il précisé, les pays, entreprises et individus reconnus coupables d’avoir imposé des sanctions ou mené des actions hostiles contre l’Iran se verraient interdire le passage par cette voie maritime stratégique. Il a ajouté que les navires et les cargaisons liés à ces pays et entités seraient également interdits de transit par le détroit d’Ormuz.

 

Le projet prévoit une structure claire pour l’application de ces restrictions, déléguant la compétence décisionnelle à deux organes de haut rang : L’État-major des forces armées iraniennes sera chargé de définir et d’identifier les « actions hostiles ». Le Conseil suprême de sécurité nationale aura la responsabilité de désigner les pays ou institutions sanctionnés, notamment ceux impliqués dans le blocage d’avoirs iraniens.

 

Lancé en juillet dernier, ce « Plan d’action stratégique » vise à sanctuariser le contrôle iranien sur ce point de passage névralgique de l’énergie mondiale.

 

L’Iran restreint le transit par le détroit d’Ormuz depuis le déclenchement de la guerre d’agression israélo-américaine, le 28 février, grâce à la courageuse résistance des forces armées iraniennes et à leurs opérations de représailles efficaces.

 

Pour rappel, Téhéran s’appuie sur le mémorandum d’entente signé le 17 juin sous l’égide du Pakistan. Selon l’article 5 de ce texte, la gestion et la réouverture du détroit seraient confiées exclusivement à l’Iran. Or, la République islamique d’Iran accuse Washington de violer cet accord en multipliant les attaques aériennes et en imposant un blocus naval.

 

Face à ces « violations illégales » de l’accord, l’Iran justifie la fermeture du détroit par le besoin de faire respecter les engagements internationaux de Washington. La réouverture du passage reste, selon Téhéran, conditionnée au strict respect des obligations découlant du mémorandum d’entente de juin. [Press TV]

 
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