Mubarek porte fièrement autour du poignet un bracelet de perles aux couleurs du Front national de libération de l'Ogaden (ONLF). Il y a quelque temps, il aurait pu être emprisonné, voire tué, en raison de ce signe ostentatoire. Mais depuis que l'ONLF a été retiré de la liste des organisations terroristes par les autorités, en juillet 2018, et que l'ancien président de la région Somali a été déposé, quelques semaines plus tard, l'étudiant de 20 ans peut ouvertement exprimer son soutien à ce mouvement qui, pendant un quart de siècle, a mené une insurrection dans le sud-est de l'Ethiopie.
En octobre 2018, six ans après le début de négociations qui étaient au point mort, l'ONLF a signé un accord de paix à Asmara (Erythrée) avec les autorités éthiopiennes. Après avoir décrété un cessez-le-feu unilatéral, les anciens rebelles ont décidé de poursuivre leurs objectifs politiques de manière pacifique.
«La lutte armée, c'est fini !», s'enthousiasme Mubarek, dont l'oncle, accusé d'être complice du groupe séparatiste, a été assassiné. Sa joie s'explique par le lourd tribut que les civils ont payé pendant toutes ces années, dans l'indifférence quasi totale de la communauté internationale. (Le Monde)
En octobre 2018, six ans après le début de négociations qui étaient au point mort, l'ONLF a signé un accord de paix à Asmara (Erythrée) avec les autorités éthiopiennes. Après avoir décrété un cessez-le-feu unilatéral, les anciens rebelles ont décidé de poursuivre leurs objectifs politiques de manière pacifique.
«La lutte armée, c'est fini !», s'enthousiasme Mubarek, dont l'oncle, accusé d'être complice du groupe séparatiste, a été assassiné. Sa joie s'explique par le lourd tribut que les civils ont payé pendant toutes ces années, dans l'indifférence quasi totale de la communauté internationale. (Le Monde)