Selon un rapport de l'INSEE sur la natalité dévoilé mardi 13 janvier, la France connaît, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, plus de décès que de naissances. La population augmente cependant grâce au solde migratoire.
C'est une première depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale en France. Comme l'indique l'INSEE dans un rapport publié mardi 13 janvier, la France connaît un événement historique en termes de démographie. En effet, l'Institut national montre que le nombre de naissances est désormais inférieur au nombre de décès avec un ratio de moins de 6 000. Un chiffre qui s'explique non pas par l'augmentation des décès mais par la baisse de la natalité sur le territoire. Concrètement, le nombre de naissances est estimé à 645 000 contre 660 000 en 2024, indique BFMTV.
69,1 millions de personnes en France
Pour résumer, nous sommes donc sur une baisse de 2,1 % par rapport à 2010, année du dernier grand recensement des naissances. Cela étant, il n'y a pas de constat alarmiste à faire, sachant que la population connaît tout de même une légère augmentation de 0,25 % par rapport à l'année passée. Nous sommes donc à 69,1 millions d'individus en Hexagone et hors métropole, le solde migratoire étant positif avec plus de 176 000 personnes arrivées en 2025.
Et au sujet de l'espérance de vie ? En 2024, "dernière année où les données européennes sont disponibles", indique l'Insee dans son rapport, l’espérance de vie en France est supérieure à la moyenne européenne avec 85,8 ans pour les femmes (contre 84,4 ans dans l’UE) et 80,2 ans pour les hommes (contre 79,2 ans dans l’UE).
De plus, cette espérance de vie à la naissance augmente légèrement, pour les hommes comme pour les femmes. Si le taux de fécondité baisse en France, c'est principalement pour des raisons très pragmatiques : l'insécurité financière, le chômage, l'augmentation du prix du logement et les inquiétudes liées à la situation politique, rapporte TF1. [6Medias]