Des écoles ont fermé en raison de la fuite d'enseignants pris pour cible, les déplacements sont devenus extrêmement dangereux, à la merci d'attaques ou d'engins explosifs dissimulés au bord de la route et les antennes relais de téléphonie mobile sont régulièrement détruites.
Dans l'extrême nord-est du Kenya, à la frontière avec la Somalie et l'Ethiopie, une grande partie de la population se sent abandonnée face aux exactions croissantes des shebab, un groupe islamiste radical somalien affilié à Al-Qaïda. "Parfois, on a l'impression d'être en Somalie car les criminels de l'autre pays se déplacent librement et arrêtent des véhicules pour demander qui se trouve à l'intérieur", explique à l'AFP Maalim Abdi, un commerçant de 48 ans dans cette région semi-désertique.
"Nous voulons nous sentir comme le reste du pays. Cela ne devrait pas être une malédiction que de vivre à la frontière". Quelque 1.000 kilomètres et un monde de différence séparent le comté de Mandera de l'activité frénétique de la capitale Nairobi. Pour son gouverneur, l'endroit est en train de passer sous le contrôle des shebab. (AFP)
Dans l'extrême nord-est du Kenya, à la frontière avec la Somalie et l'Ethiopie, une grande partie de la population se sent abandonnée face aux exactions croissantes des shebab, un groupe islamiste radical somalien affilié à Al-Qaïda. "Parfois, on a l'impression d'être en Somalie car les criminels de l'autre pays se déplacent librement et arrêtent des véhicules pour demander qui se trouve à l'intérieur", explique à l'AFP Maalim Abdi, un commerçant de 48 ans dans cette région semi-désertique.
"Nous voulons nous sentir comme le reste du pays. Cela ne devrait pas être une malédiction que de vivre à la frontière". Quelque 1.000 kilomètres et un monde de différence séparent le comté de Mandera de l'activité frénétique de la capitale Nairobi. Pour son gouverneur, l'endroit est en train de passer sous le contrôle des shebab. (AFP)