Dans une atmosphère forcément particulière, l'Iran est revenu deux fois au score face à la Nouvelle-Zélande (2-2), pour ses débuts dans le groupe G.
Toujours pas de vainqueur dans le groupe G. Quelques heures après le match nul entre la Belgique et l'Egypte (1-1), l'Iran et la Nouvelle-Zélande n'ont pas non plus réussi à se départager (2-2). Les Kiwis ont mené à deux reprises au score, mais la Team Melli est revenue deux fois à hauteur pour décrocher ce match nul, dans une ambiance étrange. Car des supporters iraniens ont manifesté leur opposition au régime, toujours en guerre avec les Etats-Unis, même si la paix semble se rapprocher, et ont ramené des drapeaux, pourtant interdits, de l'Iran avant la révolution islamique de 1979, huant même l'hymne.
Une préparation très perturbée
Mais la majorité a soutenu son équipe, lors de ce match disputé au SoFi Stadium d'Inglewood, dans la banlieue de Los Angeles, une ville qui possède la plus forte communauté iranienne au monde, avec pas moins de 230 000 Irano-Américains. Leurs joueurs, malgré une préparation très perturbée, un changement de camp de base, passant des Etats-Unis au Mexique, ou encore des problèmes de visas, avec 11 officiels de la délégation n'ayant pu pénétrer sur le sol américain, ont donc réussi à arracher le nul, lors d'une rencontre qu'ils avaient mieux commencée.
Le doublé de Just
Mais c'est Elijah Just qui a ouvert de volée le score dès la 7e minute. Après un poteau des Iraniens, ils ont égalisé à la demi-heure de jeu, sur une action conclue par Ramin Rezaeian (1-1, 32e). Just, de nouveau servi par Chris Wood, s'est ensuite offert un doublé (2-1, 55e) avant que Rezaeian ne se mue en passeur décisif pour la tête de Mohammad Mohebbi (2-2, 64e).
De quoi permettre à l'Iran, premier pays à être en guerre avec le pays hôte dans l'histoire de la Coupe du monde, d'éviter la défaite avant de retourner en terre américaine pour défier la Belgique, toujours dans la même enceinte, dimanche prochain. [Media365]