Le Soudan, vaste pays d'Afrique de l'Est, connait des jours mouvementés qui ont fait plus de 200 morts et au moins 1 100 blessés. Selon diverses organisations internationales, ces décès sont le résultat d'affrontements entre des membres de l'armée et des milices paramilitaires connues sous le nom de Forces de soutien rapide (RSF).
Jusqu'à présent, la plupart des attaques entre les deux camps ont eu lieu dans la capitale du pays, Khartoum. Mais cette confrontation sur le terrain est le résultat d'une longue chaîne d'événements, de tensions, de crises et de luttes politiques qui n'ont pas réussi à apporter la stabilité au pays depuis la chute du régime d'Omar al-Bashir en avril 2019.
Parmi les raisons de la résurgence de la violence, l'absence de dialogue entre les deux principaux chefs militaires laissés à la tête du pays pour conduire la nation vers une démocratie civile : Mohamed Hamdan Dagalo, chef du RSF et plus connu sous le nom de Hemedti, et Abdel Fattah al Burhan, chef de l'armée et président du pays. Mais parmi tous les facteurs qui contribuent à la tension interne au Soudan, il y a un élément clé : le pays africain possède l'une des plus grandes réserves d'or du continent. (Lire suite sur BBC)