Le 9 juillet 2011, Nunu Diana a imaginé son pays, le Soudan du Sud nouvellement indépendant, comme "une grande nation, développée, avec des ressources". Dix ans et une guerre civile plus tard, elle soupire: "Ce n'était qu'un rêve". Ce jour de 2011, elle était en Ouganda, où elle vivait depuis 20 ans. Sa famille avait quitté sa ville natale de Yei, fuyant les combats qui ont durant des décennies opposé le Nord du Soudan, majoritairement musulman, au Sud, à dominante chrétienne et animiste.
"Le 9 juillet m'a rendue encore plus indépendante que le Soudan du Sud lui-même, parce que je savais que j'allais revenir dans mon pays", se souvient cette travailleuse sociale de 33 ans. Le proclamation de l'indépendance, elle l'a vue à la télévision. "J'ai pleuré en voyant tous ces gens heureux qu'un nouveau bébé soit né". "Je me souviens des grands discours de nos leaders", dont le futur président Salva Kiir, raconte-t-elle: "Cela m'a donné l'espoir qu'un jour nous serions une grande nation, développée, avec beaucoup de ressources". Avec ses terres fertiles baignées par le Nil Blanc et ses gisements de pétrole, ce nouveau pays était doté d'un riche potentiel économique. (AFP)
"Le 9 juillet m'a rendue encore plus indépendante que le Soudan du Sud lui-même, parce que je savais que j'allais revenir dans mon pays", se souvient cette travailleuse sociale de 33 ans. Le proclamation de l'indépendance, elle l'a vue à la télévision. "J'ai pleuré en voyant tous ces gens heureux qu'un nouveau bébé soit né". "Je me souviens des grands discours de nos leaders", dont le futur président Salva Kiir, raconte-t-elle: "Cela m'a donné l'espoir qu'un jour nous serions une grande nation, développée, avec beaucoup de ressources". Avec ses terres fertiles baignées par le Nil Blanc et ses gisements de pétrole, ce nouveau pays était doté d'un riche potentiel économique. (AFP)