Capgemini met en vente sa filiale accusé de travailler pour la police américaine de l’immigration ICE

Dimanche 1 Février 2026

Capgemini annonce, dimanche 1er février, la mise en vente immédiate de sa filiale travaillant pour la très contestée police américaine de l’immigration. Le géant français fait face à une polémique depuis les révélations d’un contrat liant l’entreprise à l’ICE.

 

Sous le feu des critiques, Capgemini met en vente sa filiale travaillant pour l’ICE. Le géant français de l’informatique annonce, dans un communiqué dimanche 1er février, la mise en vente de sa filiale travaillant pour l’ICE, la très contestée police américaine de l’immigration. "Le processus de cession de cette entité sera initié immédiatement", déclare le groupe français.

 

"Capgemini a estimé que les contraintes légales habituelles imposées aux États-Unis pour contracter avec des entités fédérales menant des activités classifiées ne permettaient pas au Groupe d’exercer un contrôle approprié sur certains aspects des opérations de cette filiale, afin d’assurer un alignement avec les objectifs du Groupe", développe le communiqué de Capgemini.

 

Le groupe français est accusé d’avoir fourni à l’ICE un outil d’identification et de localisation des personnes étrangères aux États-Unis, selon les informations obtenues par “L’Œil du 20 heures” de France 2 fin janvier. Les méthodes de la police américaine de l’immigration, dont les moyens ont plus que doublé avec Donald Trump, sont de plus en plus contestées depuis la mort de deux manifestants.

 

Conseil d’administration extraordinaire ce week-end

 

Le ministre de l’Économie Roland Lescure avait appelé, mardi 27 janvier, Capgemini à "questionner" ses activités. Un conseil d’administration extraordinaire du groupe français avait par ailleurs été convoqué ce week-end. De nombreux salariés du géant informatique s’étaient dit "choqués, dégoûtés, déçus et en colère" auprès des syndicats.

 

Selon Capgemini, l’entité cédée représentait 0,4 % du chiffre d'affaires estimé du groupe en 2025 et moins de 2 % du chiffre d'affaires aux États-Unis. [6Medias]

 
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