Cameroun: l'État veut accentuer le contrôle des ONG étrangères

Lundi 30 Aout 2021

Les ONG qui travaillent sur les droits de l'homme sont particulièrement visées. Le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale fait part de son inquiétude pour les associations camerounaises avant tout. Ces structures étrangères ont désormais un mois, jusqu'à fin septembre, pour se conformer aux nouvelles directives. À savoir fournir un dossier complet : l'acte d'autorisation d'exercer, la liste complète des personnels, le programme d'activité annuel mais aussi les contrats de travail des personnels locaux. …
 
De leur côté, les ONG camerounaises sont inquiètes. Derrière cette annonce, craint Maximilienne Ngo Mbe, la directrice du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale, les autorités cherchent en réalité à restreindre l'activité des associations camerounaises.
 
« Notre inquiétude, c'est qu'en réalité on ne vise pas les associations internationales, mais qu'on vise les leaders au niveau national qui représente les voix des sans-voix. Amnesty, Human Rights Watch, la FIDH, n'ont pas de bureaux au Cameroun. Je l'affirme parce que ce sont des associations avec lesquelles nous travaillons et le Redhac et d'autres associations sont fières de travailler avec ces organisations pour la promotion de la protection des droits de l'homme. Mais elles n'ont pas de représentation au Cameroun, donc ce ne sont pas elles qui sont visées. » (RFI)
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