La finale de la CAN 2025 oppose ce dimanche à Rabat (20h00) le Sénégal au Maroc, pays organisateur de cette 35e édition. Présentation d'un choc entre les deux meilleures équipes africaines du moment.
C'est le grand jour à Rabat. Quatre semaines après le début de la compétition, la CAN 2025 va connaître son dénouement. Sur la pelouse du stade Prince Moulay-Abdellah, la finale va opposer à partir de 20h00 deux grands favoris de l'épreuve : le Maroc, pays organisateur et première nation africaine au classement mondial FIFA (11e), et le Sénégal, seule autre équipe continentale du Top 20 (19e).
Devant leur public passionné et exigeant, les Lions de l'Atlas ne sont plus qu'à une victoire de décrocher leur premier trophée continental depuis leur unique titre, ramené en 1976 d'Éthiopie. Depuis, ils n'ont disputé qu'une finale, en Tunisie en 2004 (défaite 2-1). Alors joueur, le sélectionneur Walid Regragui a appelé ses hommes à ne pas l'imiter, lui qui a attendu la cinquantaine et une carrière de coach pour retrouver l'occasion d'ajouter une étoile sur le maillot national.
Le Maroc éteint ses adversaires, le Sénégal impose sa force tranquille
Après la Tanzanie, le Cameroun et le Nigeria, vaincu aux tirs au but, le Sénégal est-il en mesure de résister à cette capacité des Lions de l'Atlas d'éteindre un à un tous leurs adversaires ? Dans leur base de Tanger, les Lions de la Teranga ont donné l'impression de rester patients et sûrs de leurs qualités pour écarter le Soudan, le Mali puis l'Égypte. Une forme de force tranquille qui sied bien à une équipe qui va disputer sa troisième finale en quatre éditions et visera un deuxième sacre, après celui de l'édition 2021 au Cameroun.
Cette quête se fera sans deux habituels titulaires, suspendus : le défenseur et capitaine Kalidou Koulibaly et le milieu de terrain Habib Diarra. Dans les heures précédant la rencontre fatidique, la Fédération sénégalaise de football et le sélectionneur Pape Thiaw ont fortement haussé le ton contre l'organisation, dénonçant pêle-mêle un défaut de sécurité à leur arrivée en gare de Rabat, un hébergement en décalage avec les standards habituels et un terrain d'entraînement trop proche de celui de ses adversaires.
Très surveillée dans ce contexte tendu, la Confédération africaine de football a désigné le Congolais Jean-Jacques Ndala pour arbitrer cette finale. Le sifflet de 38 ans avait déjà officié lors du match d'ouverture entre le Maroc et les Comores (2-0). Sa prestation avait alors été unanimement saluée. [Media365]