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Bloqué par des manifestants hostiles, Glucksmann quitte la manifestation sans avoir pu défiler

Jeudi 5 Novembre 2026

Le candidat social-démocrate à la présidentielle Raphaël Glucksmann a quitté jeudi après-midi la manifestation parisienne contre la vie chère, après avoir été bloqué durant près d'une heure à son point de départ, place de la République, entouré de militants hostiles, a constaté une journaliste de l'AFP.

 

L'équipe de campagne du candidat a précisé à l'AFP que la préfecture de police lui avait signalé la présence de "black blocs" sur la place, "ce qui a justifié son départ après plus d'une heure sur place".

 

Sa présence dans le cortège parisien était un test pour celui qui peine depuis le début de la campagne à se rendre dans les manifestations, où il est régulièrement pris à partie par des militants de gauche radicale, et dénonce un "harcèlement" de La France insoumise.

 

Il avait été accueilli aux cris de "Non, Glucksmann n'est pas un camarade", "Mélenchon président", "Tout le monde déteste le PS", mais aussi par des "Raphaël président" et quelques applaudissements.

 

"S'il y a des militants politiques qui sont hostiles à notre présence, je m'en fous, je m'en contrefous", avait-il lancé à son arrivée, balayant les sifflets et slogans hostiles à son arrivée.

 

"Aujourd'hui, c'est la journée des travailleurs. Ce n'est pas la journée des militants politiques qui sont pour un autre candidat et qui cherchent à nous empêcher de nous exprimer", a-t-il dit à la presse, accompagné de plusieurs cadres socialistes, avant de devoir partir.

 

"Je veux qu'il y ait un travail en France qui permette de vivre dignement. Et ça, c'est le cœur du projet", "remettre les travailleurs au coeur du contrat social", a-t-il ajouté.

 

"Mon rôle aujourd'hui, c'est d'être en soutien à l'intersyndicale, c'est d'être en soutien aux revendications des travailleurs, c'est d'être en soutien à ces travailleurs français qui n'arrivent plus à boucler leur fin de mois et pour réclamer un salaire digne, une augmentation du Smic", a insisté le candidat.

 

Il a ajouté vouloir représenter "la rupture démocratique, la rupture réaliste, la rupture qui ne fracture pas le pays". "Nous allons réconcilier les Français, nous allons réparer les services publics, nous allons faire, si vous voulez, l'inverse de ce qui s'est passé depuis dix ans : on va redistribuer, mais pas des pauvres vers les riches".

 

Jérôme Auslender, un de ses proches, a affirmé à l'AFP que le candidat avait pu marquer "le fait que malgré le caractère tendu, il était présent et le sera autant que nécessaire". [AFP]

 
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