Benghazi la superbe, de ville rebelle à ville fantôme

Vendredi 22 Avril 2022

Ville symbole de la Libye, Benghazi a sombré dans la ruine, la violence et la drogue. Elle ploie également sous le pouvoir du maréchal Haftar. “The Economist” revient dans cette ville martyre, qui porte à elle seule toute la tragédie libyenne. ... Le général Haftar se présente pourtant comme son protecteur. “D’une main, nous construisons, de l’autre, nous combattons les terroristes”, affirme un prospectus emporté par le vent.
 
Les habitants, eux, ne parlent que de la terreur que font régner les hommes du général et disent qu’il dilapide l’argent dans des expéditions militaires et pour payer ses 127 000 combattants. En 2018, un rapport des Nations unies révélait qu’une unité dirigée par l’un de ses fils avait pillé la banque centrale de la ville, dérobant 300 millions de dollars en monnaie nationale et devises étrangères. “Ses fils sont pires que ceux de Kadhafi”, soupire un homme d’affaires de Benghazi en exil.
 
Dans la ville, les journalistes sont surveillés et muselés. Ceux qui critiquent le général prennent le risque de disparaître. En 2020, le Wall Street Journal a révélé qu’il cachait une montagne d’or, provenant du Venezuela. Depuis qu’il a rouvert le port de Benghazi, en 2018, celui-ci est devenu une réserve de captagon, une amphétamine fabriquée en Syrie. (Lire la suite dans Courrier International (Economist))
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