Les services de secours ont annoncé samedi la mort de dix personnes dans des frappes israéliennes sur la bande de Gaza, où l’armée israélienne a annoncé avoir tué un « commandant de cellule » de la branche militaire du Hamas.
En dépit de la trêve conclue en octobre 2025, la bande de Gaza reste en proie à des violences quotidiennes.
Dans la ville de Gaza, une frappe de drone a tué huit personnes et en a blessé 15 autres dans le camp de déplacés de Jawazat, selon la Défense civile, organisation de premiers secours opérant sous l’autorité du mouvement islamiste Hamas.
L’hôpital al-Chifa, de la ville de Gaza, a indiqué avoir recueilli huit dépouilles. L’hôpital et la Défense civile ont publié une liste nominative des morts, dont trois portent des prénoms féminins, sans préciser leur âge.
Plus au sud, un homme âgé de 25 ans, Muhannad Othmane Farwana, a été tué en matinée « dans une frappe visant une tente de déplacés », selon la Défense civile.
L’hôpital Nasser de Khan Younès a indiqué avoir pris en charge plusieurs blessés à la suite de cette frappe.
Dans un communiqué, l’armée israélienne a revendiqué l’élimination de Muhannad Farwana dans une « frappe de précision ». Elle l’a présenté comme « un commandant de cellule » de la branche armée du Hamas.
La frappe a visé sa tente sur le toit de sa maison, le matin même du jour où il devait se marier, a indiqué à l’AFP son cousin, Mohammed Farwana.
« Toute la famille était prête à célébrer son union. Aujourd’hui, nous assistons à ses funérailles au lieu de son mariage », a-t-il déploré.
La Défense civile a également annoncé dans la soirée la mort d’un homme de 37 ans, dans une frappe israélienne sur un quartier sud-est de la ville de Gaza. [AFP]