Au Cameroun anglophone, la guerre civile prend les humanitaires en étau

Jeudi 9 Septembre 2021

Le 23 août, Diomède Nzobambona, un Canadien âgé de 62 ans, est mort des suites de blessures reçues la veille au cours d’une « agression » à Bamenda. Ce collaborateur du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) se trouvait dans la capitale régionale camerounaise du Nord-Ouest « pour fournir une assistance humanitaire aux communautés affectées par les violences armées », selon un communiqué de l’ONG.
 
Si les circonstances restent encore à élucider, le décès de ce spécialiste des questions d’eau et d’assainissement a choqué les humanitaires travaillant dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, les deux régions anglophones du pays plongées depuis 2017 dans une guerre civile opposant l’armée camerounaise et des séparatistes.
 
« Les travailleurs humanitaires subissent de plus en plus d’attaques directes qui, pour un grand nombre, ont entraîné des décès, des blessures, des enlèvements, des détournements de véhicules de fonction et des retards dans les opérations d’assistance », explique Carla Martinez, cheffe du Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA) au Cameroun. Selon ses indications, quatre employés d’organisations ont été tués depuis 2019, tandis que plus de 19 autres ont été enlevés au cours de ces seize derniers mois dans les deux régions. (Le Monde)
 
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