Au Burundi, des ONG soupçonnent une véritable hécatombe dans l'incendie de la prison de Gitega

Jeudi 23 Décembre 2021

Le 7 décembre dernier, la prison de Gitega, la capitale du Burundi, était ravagée par un incendie meurtrier qui avait fait officiellement 38 morts et 69 blessés. Mais selon des associations locales, le bilan pourrait en réalité atteindre les 300 morts. Ni les journalistes, ni les agents de la Croix-Rouge burundaise, présents sur place lors de l'incendie mais tenus à l'écart, n'avaient pu voir le nombre de corps enlevés par la police. Celle-ci, dans la foulée, les avaient enterrés nuitamment, sans même prévenir les parents des victimes.
 
Deux semaines après, les autorités refusent toujours de communiquer sur le sujet, les familles de ceux qui ont perdu les leurs n'ont toujours pas été informées et sont mortes d'angoisse. Certains ont même été menacés ou emprisonnés, alors que les journalistes locaux ont été réduits au silence. Seules des ONG qui travaillent clandestinement dans le pays peuvent confirmer le bilan très lourd qui circule dans la prison de Gitega et dans les environs. Et les seuls à pouvoir s'exprimer librement sont ceux qui vivent en exil comme le président de la Ligue des droits de l'homme Iteka, Anschaire Nikoyagize. (RFI)
                                                                                                
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