Mardi soir à Boston, l'Angleterre n'a pas été en mesure de battre le Ghana (0-0). La sélection des Three Lions peut même s'estimer heureuse du résultat puisqu'un penalty aurait pu être sifflé pour les Black Stars.
L'Angleterre a retenu son souffle l'espace de quelques secondes. À dix minutes de la fin du match, la sélection des Three Lions s'est fait peur avec une intervention défensive à la limite d'Ezri Konsa sur Prince Kwabena Adu dans la surface de réparation. L'attaquant ghanéen, parfaitement lancé dans la profondeur par Fatawu, s'est emmené le ballon jusqu'au but de Jordan Pickford qui s'est raté dans sa lecture du jeu. Le défenseur anglais a stoppé son adversaire avec un geste peu académique mais qui a fonctionné puisque les Black Stars n'ont pas marqué. À terre, Adu a tout de même pu tenter sa chance mais son compatriote Semenyo a involontairement contré sa tentative et l'arbitre a levé son drapeau pour signaler un hors-jeu.
L'homme en noir n'a donc pas sifflé de penalty ni été appelé par la VAR pour revenir sur cette situation litigieuse. Pourtant, à regarder les ralentis, il semblerait qu'il y ait tout de même un petit quelque chose...
Queiroz : « Si je dis les choses sérieusement... »
Après la rencontre, ce fait de jeu est revenu sur le tapis par l'intermédiaire de Carlos Queiroz, le sélectionneur du Ghana. Et le moins que l'on puisse dire est qu'il n'a pas apprécié la décision de l'arbitre. En conférence de presse, il a dit sa façon de penser :
« Une fois de plus, la VAR est allée prendre un café, a ri jaune le Portugais. Je ne suis pas sûr que la VAR fonctionne encore pendant la Coupe du monde. On a toujours la VAR ? Elle fonctionne ? J'en doute, parce qu'un autre penalty qui devait être accordé au Ghana, un penalty clair contre l'Angleterre, n'a pas été sifflé. Ils ont de la chance. Beaucoup de chance. [...] C'était un penalty évident, carton rouge. Vous avez un doute là-dessus ? Vous qui avez vu le match, vous avez un doute ou il n'y a que moi qui étais sur le terrain ? »
Carlos Queiroz aurait aimé aller plus loin dans son explication mais il craint d'être rattrapé par la FIFA qui n'apprécie que très modérément des propos de la sorte. Carlos Queiroz toujours : « Je suis désolé pour mon sarcasme, mais si je dis ce genre de choses sérieusement, on me sanctionne, alors j'espère que vous comprenez que je plaisante. ». [Media365]