Jude Bellingham aurait dû être exclu après s'être adressé à Jordan Ayew avec la main devant la bouche. Une décision contestée car le Paraguayen Miguel Almirón avait lui été exclu pour ce même geste face à la Turquie.
Jude Bellingham aurait dû être exclu si on suit la nouvelle règle de la FIFA. Le milieu de terrain anglais a été surpris en train de parler avec Jordan Ayew, la main devant la bouche lors du match entre l'Angleterre et le Ghana (0-0). Or, selon les nouvelles règles mises en place par la FIFA, le joueur du Real Madrid aurait dû recevoir un carton rouge pour ce geste.
Selon l'alinéa 4 de la Loi 12 de l'IFAB, les joueurs, remplaçants ou joueurs remplacés doivent être exclus s'ils « se couvrent la bouche (avec la main, le bras ou le maillot) lorsqu'ils s'adressent à un adversaire de manière provocante, moqueuse ou offensante, ou dans une situation provocante, offensante ou de moquerie ».
« Si c'est une conversation amicale, ils peuvent continuer sans aucun problème. Mais dans le cas d'une conversation conflictuelle, cela devient complètement interdit », avait précisé l'Italien Pierluigi Collina, ancien arbitre international et responsable de l'arbitrage à la FIFA.
Bellingham s'en sort bien
Bellingham peut s'estimer heureux d'avoir échappé à la vigilance de l'arbitre hondurien Said Martinez, déjà très critiqué pour d'autres décisions polémiques lors de cette rencontre (sortie de Jordan Pickford non sanctionnée, penalty non sifflé pour le Ghana). Car Miguel Almirón, lui, n'a pas eu cette chance. Il était devenu le premier joueur à être exclu à cause de cette nouvelle règle pendant Turquie-Paraguay (0-1). Il s'était caché la bouche avec la main lors d'un échange avec le défenseur Mert Müldür, qui l'avait aussitôt signalé à l'arbitre.
Le numéro 10 anglais s'est aussi retrouvé dans un échange tendu avec le banc ghanéen à la mi-temps après un tacle dangereux sur Jeremy Opoku. « Il a mal réagi et a proféré des injures », a expliqué le sélectionneur du Ghana, Carlos Queiroz.
« Mon intention était de lui dire de se calmer après ce tacle. Il a mis le pied sur mon joueur. Mais mon premier objectif était de le calmer car je craignais que le joueur ne soit pas à 100 % de ses capacités physiques. Au cœur de ce moment d'émotion, ce genre de choses est normal. Il jure et cela a créé davantage de tension. C'est du football, rien d'extraordinaire. Un mot a mis le feu aux poudres, mais la tension est retombée. Le football, ce n'est pas un bal en smoking. Ce n'est pas un spectacle », a-t-il confié à la fin du match. [Media365]