Cent‑vingt‑neuf journalistes et employés de presse ont été tués au cours de l’année 2025 dans le monde, un record depuis le début des relevés du Comité pour la protection des journalistes (CPJ), indique l’ONG spécialisée dans la sécurité des médias.
Selon les chiffres publiés par le CPJ, ces 129 décès confirment un niveau exceptionnellement élevé de pertes humaines parmi les professionnels des médias, dépassant les bilans précédents, bien que les méthodes de comptage puissent varier selon les organisations.
Le CPJ impute la responsabilité de deux tiers de ces décès à l’État d’Israël, en grande partie dans le cadre du conflit en cours dans la bande de Gaza, qui s’est avéré la zone de guerre la plus meurtrière pour les journalistes en 2025.
La guerre dans la bande de Gaza a causé la mort de 86 journalistes, selon le rapport du CPJ, un chiffre qui inclut de nombreux journalistes palestiniens tués alors qu’ils couvraient les opérations militaires et les conséquences humanitaires du conflit.
Outre ce conflit, les deux autres situations les plus meurtrières pour la presse ont été l’Ukraine, où quatre journalistes ont été tués, et le Soudan, où neuf morts ont été recensés parmi les professionnels des médias au cours de l’année écoulée, souligne le CPJ.
Les organisations de défense de la liberté de la presse et les observateurs internationaux considèrent ces chiffres comme révélateurs des dangers croissants auxquels sont confrontés les journalistes dans les zones de conflit armé, en particulier lorsqu’ils travaillent dans des contextes de guerres prolongées et de violence généralisée.
Les bilans du CPJ incluent uniquement les journalistes et travailleurs des médias dont la mort est confirmée comme liée à l’exercice de leur profession, ou lorsque le lien n’est pas établi avec certitude mais reste plausible, selon la méthodologie de l’ONG.
Le CPJ souligne également que de nombreux journalistes sont emprisonnés ou portés disparus dans le monde, ce qui fait de 2025 une année particulièrement difficile pour la liberté de la presse en termes de sécurité physique et de liberté d’expression. [AA]