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Situation nationale : Serigne Mansour Sy Djamil et Bes Du Ñakk attaquent frontalement Macky Sall et son régime

Vendredi 5 Mai 2017

Situation nationale : Serigne Mansour Sy Djamil et Bes Du Ñakk attaquent frontalement Macky Sall et son régime
(Déclaration) Le Directoire de Bes Du Ñakk s’est réuni en séance extraordinaire le mercredi 03 mai 2017 à l’effet de délibérer sur la situation du pays à quelques encablures des élections législatives du 30 juillet 2017.
 
Suite à une analyse approfondie, le Directoire National estime que la situation du Sénégal est particulièrement préoccupante, parce que les performances économiques qui devraient conduire à l’amélioration des conditions d’existence des Sénégalaises et des Sénégalais, restent loin en deçà des attentes d’une demande sociale omniprésente et pesante.
 
La pauvreté reste endémique, la couverture en matière de santé largement insuffisante, l’environnement en train de se dégrader, tandis que la sécurité des populations et de leurs biens ne trouve pas encore de solutions rassurantes, aussi bien dans les villes où se multiplient les agressions quotidiennes, que dans les campagnes, où maintenant des gangs armés jusqu’aux dents, volent le bétail et pillent des villages.
 
Au plan des institutions, le constat est fait de la prééminence du Pouvoir Exécutif sur les Pouvoirs Judiciaire et Législatif. L’Union des Magistrats du Sénégal (UMS) et l’Assemblée Nationale en font les frais. Le Président de la République, clé de voûte des instituions et gardien de la Constitution, reste encore attaché à son poste de chef de parti politique, donc d’une organisation privée partisane.
 
L’implication dans la politique militante, active et sans retenue de Directeurs de sociétés publiques et parapubliques, de Directeurs Nationaux dans l’administration, de hauts fonctionnaires ainsi que de Directeurs d’agences au profit du parti du Président de la République, a pris des proportions inflationnistes, et fonde légitiment la crainte de nombreuses Sénégalaises et de nombreux Sénégalais quant à la propension de ces derniers à utiliser les moyens de l’état et les deniers publics au service d’une formation politique.
 
L’instrumentalisation de la justice pour régler des contentieux et/ou compétitions politiques reste un soupçon tenace des populations vis-à-vis de l’Exécutif ; elle ne présage rien de bon et contribue à dérégler la société, en mettant en péril la paix sociale, gage de tout développement économique, social et culturel harmonieux.
 
Avec la découverte récente d’immenses richesses de gaz et de pétrole offshore aux larges de nos côtes, le Sénégal devient subitement un membre potentiel des pays de l’OPEP (Organisation des Pays Producteurs de Pétrole) et pourrait y avoir un rôle important à y jouer, compte tenu de l’importance de ses réserves. Notre pays devient malheureusement aussi et pour les mêmes raisons, la convoitise des grandes puissances, qui ne ménageront aucun effort, pour s’accaparer de ces richesses, ou tout au moins les contrôler durablement.
 
L’exploitation desdites richesses n’a même pas encore commencé, que des scandales de détournement polluent l’atmosphère avec des accusations graves sur des personnes assumant des responsabilités importantes dans l’appareil d’état. Le départ du gouvernement, aussi inattendu qu’énigmatique, du Ministre de l’Energie et des Energies Renouvelables Thierno Alassane Sall, le 02 mai 2017, et la signature le même jour avec le Directeur Général de TOTAL d’importants accords, en l’occurrence l’exploitation du bloc pétrolier offshore de Rufisque, par le Premier Ministre assurant l’intérim du Ministre sortant, laisse pantois les Sénégalaises et les Sénégalais et renforce davantage la conviction de beaucoup de citoyennes et citoyens, que probablement des transactions douteuses sont en train d’être concoctées sous leurs yeux et à leur détriment. Cet accord a d’ailleurs immédiatement été dénoncé le lendemain par African Petroleum (AP) de Frank Timis, qui prétend en détenir les 90% de parts !
 
Dans trois (3) mois, le Sénégal va élire une nouvelle Assemblée Nationale. Celle qui est actuellement en exercice et dont le mandat se termine le 30 juin prochain, est dominée par une majorité mécanique contrôlée par l’Exécutif, qui fait passer des lois majeures en des délais record, et souvent sans débats. Si l’actuelle configuration de l’assemblée devait se perpétuer avec la nouvelle à élire le 30 juillet prochain, notre pays serait exposé à un réel danger, au vu de l’importance de ses richesses supposées !
 
Pour les raisons évoquées ci-dessus, il est donc d’importance primordiale de créer les conditions d’une indépendance réelle du Pouvoir Législatif vis-à-vis du Pouvoir Exécutif, en ne donnant pas au Président de la République la possibilité d’avoir une majorité mécanique à sa dévotion. Il faut par voie de conséquence, élire une assemblée nationale qui sera en mesure de contrôler effectivement l’action gouvernementale, conformément à la nouvelle Constitution, et sera capable de voter des lois prenant en compte l’intérêt supérieur du Sénégal.
 
Conscient du rôle de contre-pouvoir que la XIIIème législature doit jouer, Bes Du Ñakk s’est résolu à chercher avec toutes les forces vives de la nation se trouvant dans les partis politiques comme dans la société civile, à mettre en place une coalition de sauvetage, en vue d’aller ensemble à la conquête des suffrages des Sénégalaises et des Sénégalais, avec comme proposition de plateforme programmatique « Les Conclusions des Assises Nationales » et « La Charte de Gouvernance Démocratique » qui en a découlé. Le Directoire National a ainsi donné mandat au Président du parti d’entamer des discussions sans a priori avec tous les partis, coalitions de partis politiques, personnes indépendantes et organisations de la société civile, et à conclure avec eux un accord de coalition dans ce sens.
 
Enfin, partant de l’analyse de la situation politique, Bes Du Ñakk considère que l’espace politique a besoin d’apaisement. Les cas de Khalifa Sall et de ses compagnons emprisonnés et d’Abdoul Mbaye, méritent une attention particulière. En effet, depuis quelque temps et à 3 mois d’échéances électorales cruciales pour l’avenir de notre pays, on fait pendre au-dessus de leur tête l’épée de Damoclès, qui pourrait, s’il s’abattait sur eux, les empêcher de participer aux élections législatives et probablement à la prochaine élection présidentielle de 2019. Bes Du Ñakk considère que les problèmes politiques ne doivent pas se régler devant les prétoires, mais dans un dialogue inclusif et constructif.
 
Bes Du Ñakk exige par conséquent la libération sans délai de Khalifa Sall et de ses compagnons et l’arrêt de la procédure judiciaire contre Abdoul Mbaye jusqu’après les élections législatives. Rien ne s’opposerait à la levée de leur immunité parlementaire pour les juger, si l’assemblée nationale en jugeait la pertinence. Pour l’intérêt supérieur de la nation, sachons raison garder.
 
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1.Posté par djamil le 15/05/2017 00:51
je suis vraiment surpris par cette déclaration...il ya de cela quelque mois on nous avez dit que: le president MACKY SALL est une chance pour le senegal......
je me perd et me retrouve plus.

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