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PETROLE ET GAS: «L’Emirat» du Sénégal arrive sur la place !

Mercredi 29 Juin 2016


Après plusieurs décennies d’attente, le Sénégal peut désormais rêver à un futur statut de pays producteur de pétrole et de gaz. Depuis presque deux ans, des annonces fermes et/ou à confirmer coulent venant des compagnies étrangères installées dans les bassins sédimentaires qui retiennent des centaines de millions de barils et de conduites d’hydrocarbures.



Les annonces de découvertes de pétrole et de gaz au large des côtes sénégalaises (et touchant la Mauritanie et la Guinée-Bissau) se sont multipliées depuis 2014 et ne s’arrêtent presque pas. Ce jeudi, alors que s’ouvrait à Dakar l’édition 2016 du Salon international de l’énergie et du pétrole (Siepa), la multinationale écossaise Cairn Energy révisait à 385 millions de baril de pétrole ses nouvelles estimations concernant ses travaux d’exploration au Sénégal, suite à des prospections fructueuses sur le puits offshore SNE-4. Euphorique, Simon Thomson, le Pdg de Cairn Energy, a salué «l’ampleur et le potentiel de cet actif de classe mondiale».
A cet optimisme, il faut ajouter les «200 millions» de barils de pétrole déclarés par la société d’exploration australienne FAR Ltd.

Entres les différentes zones d’exploration de gaz et de pétrole (Kayar, Rufisque, Saint-Louis, etc.), les estimations sont encore loin d’être stabilisées, mais des chiffres sont avancés. Pour le ministère de l’Energie, il est établi que, sur le bassin strictement sénégalais, «les réserves prouvées de gaz (…) sont estimées à 357 millions de m3», celles «probables (étant) de l’ordre de 705 millions de m3.» Egalement, des «découvertes importantes» concernent la zone transfrontalière entre le Sénégal et la Mauritanie. Dans un communiqué publié la semaine dernière, Kosmos Energy indiquait ainsi que les estimations de gaz naturel pouvaient s’élever à 140 milliards de m3 sur l’ensemble du bloc appelé «Kayar offshore profond.»
Kosmos Energy (60% de parts) y travaille sous forme de consortium avec Timis corporation Ltd (30%) et la sénégalaise Petrosen (10%). A leur actif, le puits d’exploration «Guembeul-1» qui forme «une même et seule accumulation de gaz naturel» avec le puits Ahmeyim-1, côté mauritanien.

Aujourd’hui, le potentiel d’hydrocarbures ne fait plus de doute, il est devenu une réalité autour de laquelle les autorités sénégalaises et les compagnies pétrolières ont commencé à sceller des partenariats dits «gagnant-gagnant». D’après les chiffres du ministère de l’Energie et du développement des énergies renouvelables, l’Etat du Sénégal a signé à ce jour treize (13) contrats de recherche et de partage de production  (Crpp) avec des compagnies pétrolières : sept (07) en offshore et trois (03) en onshore.

Selon le Secrétaire permanent à l’Energie, El Hadj Mamadou Moussa Thiam, qui intervenait à l’ouverture du Siepa, «des travaux sont en train d’être menés entre les deux pays pour étudier les possibilités d’exploitation commune de la découverte transfrontalière (…) à travers un accord d’unitisation.» Au-delà, l’Etat sénégalais devra valider sous peu la totalité des évaluations des découvertes de gaz et de pétrole que les compagnies partenaires lui auront fait parvenir. 
 
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